Agatha Christie, Le major parlait trop

Afficher l'image d'origineLu en VO : A Caribbean Mystery.

Un Agatha Christie est toujours la promesse d’un bon moment, des retrouvailles avec une vieille amie dont on connaît le caractère et les manies, mais aussi l’indubitable génie pour nous raconter une énigme qui tient la route, avec un style et une ambiance inimitables.

J’avais déjà décelé ici les petites obsessions de celle que la presse appela « la duchesse de la mort » en son temps : la critique ironique des vices de la société moderne, l’apitoiement condescendant vis-à-vis des « jeunes », le regret à peine voilé de la perte de savoir-vivre et de la raréfaction d’un bon personnel de maison, toutes remarques mises dans la bouche de ses personnages fétiches mais reflétant exactement la pensée de leur auteur à mon avis. On les retrouve évidemment surtout dans ses romans tardifs, ce qui est le cas ici. Mais ce qui m’a plu dans cet opus, c’est aussi qu’on a affaire à une bonne vieille intrigue en vase clos, dans le cadre de la villégiature ou du voyage, de la même veine que ses grands succès de l’entre-deux-guerres, comme Le Crime de l’Orient-ExpressMort sur le Nil ou le Train Bleu.

Et cherry on the cake, Miss Marple est de la partie ! Une vieille miss toujours aussi charmante, babillante et tricotante, mais cette fois-ci déterrée de son enclave campagnarde de St Mary’s Mead : son neveu Raymond lui a en effet offert un séjour dans une île des Antilles, dans le luxueux Golden Palm Hotel tenu par un jeune couple avenant, Tim et Molly Kendal ! Le contraste entre la vieille Anglaise arrachée de son cottage et de ses petites habitudes, et l’éden paradisiaque des Caraïbes joue évidemment à plein : notre bonne Agatha ne se prive pas de livrer quelques tranches d’humour devant le spectacle d’une miss Marple en perte de repères, collet monté sur la plage, insensible à la grâce de la musique locale et désolée de n’être entourée que de vieux riches venus se dorer la pilule… Mais elle va vite se ressaisir et faire preuve d’une volonté de fer à l’heure où le ver s’introduit dans le fruit de ce paradis tropical…

… Très exactement au moment où l’inoffensif Major Palgrave, affecté d’une inoffensive propension à raconter à qui veut l’entendre ses exploits cynégétiques en Afrique, meurt un beau jour d’une maladie en apparence inoffensive. Personne ne s’en émeut, sauf miss Marple, tous sens en alerte. En effet, à la veille de sa mort, le Major lui avait parlé d’un meurtrier dont il détenait la photographie dans sa mallette, et de son curieux modus operandi, mais miss Marple n’y avait pas pris garde, assommée par la logorrhée de son interlocuteur…

Peu à peu elle lève certains doutes parmi la petite communauté des estivants : le vieux, caractériel et multimilliardaire Mr Rafiel, flanqué de sa secrétaire à tout faire qu’il rudoie et de son masseur douteux, le quatuor de botanistes Greg et Lucky Dyson et Edward et Evelyn Hillingdon dont les liens ne sont pas très clairs, le chanoine et sa sœur qui n’a pas ses yeux ni sa langue dans sa poche, et les autres, d’autant que la jeune et jolie propriétaire de l’hôtel se met à adopter un comportement de plus en plus étrange…

C’est un roman plein de faux-semblants, de on-dit, de rumeurs, avec une multitude de pistes possibles et de coupables éventuels pour plein de bonnes et différentes raisons. Si je me suis perdue en conjectures jusqu’au milieu du roman, je dois dire que c’est un des rares romans d’Agatha Christie où j’ai entrevu qui pouvait être le coupable avant la fin, et pourtant je l’ai lu dans les jours qui ont suivi la naissance de Mlle Z., les hormones en pagaille 😉

Ça ne m’a pas empêchée de bien savourer cet opus exotique et la transformation de miss Marple en Bond Girl casse-cou !

car_logoUne de mes rares contributions – entre deux tétées times – et tea times ! – au mois anglais (je n’attends pas le jour de la LC Agatha Christie, trop tardive !).

Avec une petite citation en guise de clin d’œil à notre temps pourri du moment : « Now that she had been here a week, Miss Marple had cured herself of the impulse to ask what the weather was like. The weather was always the same – fine. No interesting variations. « The many splendoured weather of an English day » she murmured to herself and wondered if it was a quotation, or whether she had made it up. There were, of course, hurricanes, or so she understood. But hurricanes were not weather in Miss Marple’s sense of the word. They were more in the nature of an act of God. There was rain, short violent rainfall that lasted five minutes and stopped abruptly. Everything and everyone were wringing wet, but in another five minutes they were dry again. »

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Julian Barnes, Love, etc

« Ok, you’ve got a friend, he gets married, and the day he gets married you fall in love with his wife. » (p. 79)

BarnesL’auteur propose ici la figure assez classique du trio amoureux : Stuart et Oliver sont amis et ils aiment tous les deux Gillian, sauf que c’est Stuart qui se marie avec elle. « Jules et Jim » est une référence qui vient d’autant plus facilement qu’elle apparaît dans la bouche des personnages. Mais il est une autre référence qui s’immisce, celle du lièvre et de la tortue : Stuart et Oliver sont des amis d’enfance que tout oppose. Oliver est un flambeur spirituel, cultivé, coureur et bon à rien, il est le « lièvre » qui se moque de la lenteur de la « tortue », c’est-à-dire Stuart, sérieux, « working-class », pataud, tranquille en apparence. Et pourtant c’est Stuart, le citoyen lambda, qui a gagné le cœur de la belle. Mais qui gagnera à la fin de la partie ?

Le procédé est original : à tour de rôle les personnages parlent, expliquent leurs actions, se justifient, digressent, philosophent, commentent les actions des autres, se livrent intimement et prennent à partie le lecteur-spectateur comme face à une caméra. Des personnages secondaires interviennent, telle la mère de Gillian. Les versions diffèrent selon la subjectivité des personnages. Ça donne beaucoup de relief et de dynamisme à l’histoire d’autant plus que l’amitié de Stuart et Oliver est tissée d’admiration, de mépris, de pitié, de condescendance et de mensonge. On a l’impression d’être devant une émission de télé-réalité avant l’heure (le livre est sorti en 1991), le QI en plus. Les variations du sentiment amoureux sont disséquées sous toutes leurs coutures dans cette partie de poker menteur. Tous ces petits mensonges qu’on se raconte à soi-même, en voulant être à tout prix sincère, n’aboutissent-ils pas à des comportements irrationnels, voire inconsciemment pervers ? Le mariage est-il une assurance tout-risque contre la passion ? Peut-on vivre avec la culpabilité ? Les perdants doivent-ils toujours perdre ? Y a-t-il une justice en ce monde ?

« You don’t know exactly when you fall in love with someone, do you? There isn’t that sudden moment when the music stops and you look into one another’s eyes for the first time, or whatever. Well, maybe it’s like that for some people, but not me. I had a friend who told me she fell for a boy when she woke up in the morning and realize he didn’t snore. It doesn’t sound much, does it? Except it sounds true. » (p.73)

Bref, la fin s’écrit plus avec des points de suspension qu’un point final bien gras, vous imaginez bien.

L’humour anglais et l’understatement fonctionnent à plein régime dans ce roman de Julian Barnes, un auteur que je découvrais pour la première fois. Mais j’ai eu un peu de mal à en terminer la lecture, notamment parce que je l’ai lu en VO et que certains passages sont truffés d’argot, de mots savants et d’expressions tarabiscotées en plusieurs langues. La construction du récit est très enlevée, stylisée comme il faut, mais je n’ai pas complètement accroché avec les personnages et ce qui leur arrive. Peut-être parce que c’est un portrait d’époque, peut-être parce que je n’ai pas tellement cru à leurs sentiments. Mais c’est justement parce que je n’ai pas adhéré à tous les développements de l’histoire que je souhaiterais lire la suite, publiée en français sous le titre « Dix ans après » (« Love, etc » dans la version anglaise, pour compliquer les choses !), au risque d’être encore légèrement déçue.

« People sit at home thinking Some Day My Prince Will Come. But that’s no good unless you’ve got a sign up saying Princes Welcome Here. » (p. 173)

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« Talking It over » de Julian Barnes, éd. Picador, 1992, 273 p.

P.D. James, An Unsuitable Job for a Woman

Afficher l'image d'origineQuand elle  retrouve un beau matin Bernie Pryde, son associé, suicidé dans son bureau, la jeune Cordelia se retrouve seule avec la Pryde’s Detective agency sur les bras et des tas de factures impayées. Ce suicide ne suscite aucune conjecture : Bernie a très clairement indiqué dans une lettre qu’il se donnait la mort car il ne voulait pas supporter le traitement de son cancer. C’est un autre suicide qui va occuper Cordelia. Une semaine après, un biologiste renommé de Cambridge la fait venir pour qu’elle enquête sur la mort de son fils Mark à l’âge de 21 ans. Celui-ci a été retrouvé pendu dans son cottage de jardinier, quelques semaines après avoir lâché ses études universitaires. La police a conclu à un suicide, mais Cordelia va vite s’orienter vers la piste du meurtre…

Je n’ai pas beaucoup lu P.D. James, l’une des reines du polar anglais (le seul livre dont je me souvienne est « La mort s’invite à Pemberley », une austenerie policière qu’elle a commise dans les dernières années de sa vie). Autant dire que cette lecture a été une jolie (re-)découverte.

Le personnage de Cordelia Gray est plaisamment croqué : fille d’anarchiste, ayant partagé son enfance entre différentes marâtres, le couvent et les vagabondages avec son père et ses « camarades » sur les routes de l’Europe révolutionnaire, elle a les pieds sur terre, un grand sang froid, une vivacité d’esprit bien utile pour ses enquêtes, mais aussi un zeste de sensibilité qui la rend très humaine.

Le contexte est enchanteur : la ville universitaire de Cambridge que P.D. James a bien connue, avec sa rivière sur laquelle canoter, ses bâtiments de pierre séculaire, sa lumière si particulière, son chœur… L’ambiance seventies, les façons d’être des étudiants d’alors sont aussi un atout charme de ce livre. Le superintendant Dalgliesh, inspecteur de Scotland Yard que P.D. James a créé avant Cordelia Gray, fait figure de statue du commandeur : plusieurs fois invoqué par le défunt Bernie Pryde (qui avait pourtant pâti de son intransigeance quand il travaillait encore dans la police), il apparaît à la fin pour tenter de faire la lumière sur toute cette histoire.

L’intrigue est bien ficelée sans être hallucinante. Mais j’ai quand même été captive. Je crois vraiment cependant que cette enquête « policière » est plus attrayante par l’âme de ses personnages principaux que par sa complexité.

Challenge « A year in England« 

Downton Abbey #1 : Lady Violet Speaking

Comment parler de cette série culte et englishissime pour nous autres foreigners ? Ce Downton Abbey dont l’action débute en 1912 dans le magnifique château des lords de Grantham, avec la stricte séparation entre le monde « upstairs », celui des maîtres, et le monde « downstairs », celui des domestiques, qui se rencontrent mais ne se mêlent (presque) pas ? Cet univers révolu, à la veille de la plus grande catastrophe du XXe siècle, dont l’harmonie, la beauté et les mœurs, superbement reconstitués – mention spéciale aux toilettes et aux décors – nous dépaysent délicieusement ?

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J’ai ma petite théorie là-dessus : ce qui nous fascine dans Downton Abbey, c’est un monde de règles strictes que l’on peut choisir soit de respecter, soit de contourner, soit d’enfreindre. Et cela rassure, donne un sens ou une cause à la vie, voire un délicieux sentiment d’interdit (je crois que c’est la deuxième fois que j’emploie le mot « délicieux », non ?!).

Lady Violet

Donc je biaise : j’ai décidé de faire l’inventaire des opinions de Lady Violet Crawley, comtesse douairière de Grantham, personnage à mourir de rire, devenu une icône de la pop culture contemporaine (ironie des ironies !), au point que ses bons mots inondent le net (je ne mets pas de lien, on trouve tout cela grâce à monsieur Gogol).

Elle est jouée par Maggie Smith, extraordinaire avec son regard de vieille chouette perfide. Conservatrice, autoritaire, pincée, mais aussi caustique, décalée et un brin excentrique comme seules savent l’être les vieilles Anglaises biberonnées au five o’ clock tea, à la grandeur de l’Angleterre et à la lecture du Punch, elle est pour beaucoup dans le succès de la série. Elle apporte le grain de folie et de sagesse des fées marraines dans la mécanique bien huilée de l’intrigue.

Accessoirement, cela donne une idée de l’évolution de la série… Pour l’instant, j’en suis à la saison 1.

– Lady Violet trouve que la lumière électrique donne l’impression d’être sur une scène de music-hall (et elle s’en protège avec son éventail).

– Lady Violet ne sait pas ce qu’est un « week-end » (c’est une notion tellement « middle class » vous comprenez 😉 ).

– Lady Violet pense qu’un Anglais convenable ne se permettrait jamais de mourir chez les autres (ah, ces étrangers ! Ils ne savent décidément pas se tenir).

– Lady Violet est d’avis que les jeunes filles ne devraient pas avoir d’opinion politique avant d’être mariées, et qu’une fois mariées elles se doivent d’adopter celles de leur mari.

– Lady Violet ne voit pas pourquoi elle  immolerait la fierté de son jardinier pour satisfaire celle du vieux Molesley, lors de la compétition florale du village de Grantham (qu’elle remporte rituellement chaque année).

– Lady Violet affirme qu’elle est douce comme un agneau. Presque toujours.

– Lady Violet ne comprend pas que sa femme de chambre la quitte pour aller égoïstement se marier.

– Lady prétend qu’avec l’électricité et le téléphone, elle a l’impression de vivre dans un roman de H.G. Wells [auteur de La machine à explorer le temps, que Lili a chroniqué pour le mois anglais 2015 😉 ].

Je ne m’en lasse pas !

Laissons-lui le mot de la fin :

Ce billet participe évidemment au mois anglais 2015 (plus que 5 jours avant la fin du mois ! Vais-je terminer ma lecture de Woolf à temps ?!)

mois anglais

Jane Austen, Pride and Prejudice

pride and prejudice« It is a truth universally acknowledged, that a single man in possession of a good fortune must be in want of a wife » (incipit)

J’ai donc lu Orgueil et Préjugés. En anglais. Je le précise, non pas pour faire ma maline (quoique !) mais parce que je me sens accomplie après l’avoir lu en langue originale, « accomplished » comme dirait Jane.

Comme l’indique la citation mise en exergue, les cinq filles du docteur March… heu, de Mr et Mrs Bennet, honorables bourgeois de province, sont bonnes à marier. Dans le lot, il y a les deux aînées, Jane et Elizabeth qui sont sensées, comme leur père, et il y a les deux dernières qui sont écervelées, plus semblables en cela à leur mère. Et au milieu, il y a le personnage ingrat de Mary, dont Jane Austen fait très peu de cas (alors qu’il y aurait eu matière à en tirer plus, n’est-ce pas Galéa 😉 ).

Eh oui, en ce XVIIIe siècle finissant, la rencontre d’un mari est l’affaire d’une vie pour des jeunes filles, et si elles ont le malheur de ne pas être richement dotées, comme c’est ici le cas, cette quête peut se révéler ardue… Toute la petite communauté de Longbourn frémit donc à l’arrivée dans la région du jeune et riche Mr Bingley (plusieurs milliers de livres de rente par an) et de son ami Darcy (encore plus riche). Puis apparaît le sot Collins, vague cousin qui héritera du domaine des Bennet à la mort de Mr Bennet, puis le bel officier Wickham qui joue les jolis cœurs…

Pour être juste, les filles Bennet ne sont pas explicitement à la recherche d’un (riche) mari, c’est leur mère qui l’est. Cependant Jane Austen montre que le plus important n’est pas d’en trouver un coûte que coûte, mais de rencontrer l’âme sœur afin de former un couple harmonieux, où les défauts de l’un sont contrebalancés par les qualités de l’autre, et vice-versa. Elle avait une tellement haute opinion du couple idéal – qu’elle met en scène à travers Elizabeth et Mr Darcy – qu’elle-même ne s’est jamais mariée… (Là j’interprète un peu, mais si on lit sa correspondance, comme l’a écrit Vio, on ne peut qu’être frappé par son degré d’exigence, peu commun à l’époque et annonçant le mariage d’amour moderne). En même temps, elle flétrit l’état de dépendance que l’attente d’un mari induit chez les jeunes filles, vis-à-vis d’elles-mêmes et de la société : dépendance envers le signe, la demande en mariage, qu’un homme l’aime vraiment. Et c’est pourquoi elle prend plaisir à mettre deux fois en scène un refus d’Elizabeth à une demande en mariage !

J’ai aimé les portraits satiriques de la bonne société provinciale qu’Austen décrit, notamment chaque apparition de Mr Collins qui provoque un déchaînement d’ironie (la scène  de la demande en mariage est unique !). Les dialogues sont bien ciselés et on arrive à saisir le caractère des personnages rien qu’à leur façon de parler, notamment les personnages dont l’auteur se moque : Mrs Bennet, Mr Collins, Lydia… J’ai aimé l’analyse fine des sentiments et des caractères, une introspection à laquelle Elizabeth est sujette (voir la scène où les écailles lui tombent des yeux, c’est-à-dire les préjugés qu’elle avait contre l’orgueilleux Mr Darcy).

Mais deux siècles ont certes passé entre ce roman et nous. Les personnages peuvent sembler un peu archétypaux : il y a Jane la douce, Elizabeth la vive, Bingley le léger, Darcy le beau ténébreux… Les préoccupations des personnages peuvent sembler vaines, ainsi que leur respect des conventions sociales, des hiérarchies de classes, leur intérêt pour des prétendants fortunés, la fin un peu convenue (tout le monde est content)… Mais les choses sont plus fines que cela : Darcy qui semblait trop orgueilleux laisse peu à peu transparaître sa sensibilité. En fait, Jane Austen trace une frontière nette entre le camp des gens sensés, capables de se remettre en question et de progresser, et celui des tartufes irrémédiables. Elle n’est pas une romantique, aucune description de lande anglaise déchaînée ni de manoirs hantés, et la passion lui semble mauvaise quand elle ne s’accompagne pas de la raison… (Rien à voir avec les soeurs Brontë !)

Mrs Bennet: « You take delignt in vexing me. You have no compassion of my poor nerves. »

Mr Bennet : « You mistake me, my dear. I have a high respect for your nerves. They are my old friends. I have heard you mention them with consideration these twenty years at least. »

Il y a un personnage dont on parle peu mais qui m’a plu, peut-être parce qu’il est moins archétypal, c’est Mr Bennet père. Intelligent, il supporte sa femme avec une distance pleine d’ironie. Elizabeth est bien sûr sa préférée et elle-même le préfère à sa mère. Mais à un moment du roman, son père la déçoit. C’est un peu le moment où elle quitte ses illusions de jeune fille pour devenir vraiment femme. J’ai aimé cette inflexion.

Voilà donc pour ma principale lecture du mois anglais : un classique (et un chouchou de la blogo !). Verdict : une lecture qui m’a plu mais je ne virerais pas Austen-addict !

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