Liebster Award

ob_e902e1_liebster-awardComme je n’en finis pas de finir de lire Du côté de chez Swann, autant agrémenter ce blog par un petit tag, tiens !

« Maman BCBG« , une blogueuse qui a ouvert au début de l’année son espace plein de peps et d’humour sur la toile m’a taguée pour les Liebster Awards. J’avais déjà croisé ce tag, il consiste à dire 11 choses sur soi, à répondre à 11 questions posées par le « tagueur » et à en poser 11 nouvelles à de futurs tagués (tremblez !)

Je sais que certains se lassent des tags, mais moi je suis encore dans ma phase de découverte émerveillée des us et coutumes du copinage entre blogs (le swap, c’est fait, je coche), c’est donc avec grand plaisir que je vais vous parler un peu plus de moûa (et pan, 10/10 sur l’échelle de Richter du narcissisme :D…)

C’est parti pour les 11 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur moi :

1- J’ai 31 ans (il faut bien commencer quelque part).

2- Je procrastine beaucoup dans tous les domaines (c’est pourquoi je tiens un blog au lieu d’un planning bien rempli et de to-do lists à jour).

3- J’emmène mes deux filles à pied à la crèche, et pour rendre ce trajet moins impersonnel, je leur chante des chansons. Je fais juke-box souvent : ma grande (deux ans et demi) me demande ses chansons préférées (« les petits poissons dans l’eau », « j’aime la galette », « petit escargot » et « il est né le divin enfant »). C’est ainsi que les passants ébahis croisent une « Radio maman » ambulante tous les matins :’D

4- Je déteste parler au téléphone car j’ai besoin de voir les gens en « vrai » pour bien les comprendre (pourtant, Mamie n’a aucun problème d’audition). Et je déteste encore plus écouter mes messages vocaux sur mon répondeur. Du coup je ne les écoute jamais, sachez-le, et ma boîte vocale est obèse et dépressive.

5- Après avoir vécu à Mexico quand j’étais ado, j’ai vécu un an à São Paulo quand j’avais 20 ans. A côté de ces mégapoles, Paris me semble un village (mais je suis bien contente d’en être partie quand même).

6- Je suis catholique pratiquante.

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7- Mon mari trouve que j’ai un talent d’imitation et que je devrais faire du théâtre (mais je ne saute jamais le pas).

8- J’ai été prof d’histoire-géo deux ans en lycée/collège, et ça fait maintenant bientôt 5 ans que je fais une thèse d’histoire (sauvée, j’aperçois la lumière au bout du tunnel !)

9- Quand on me demande comment je fais pour « retenir autant de dates », je pourrais répondre que je vois les années et les siècles comme reliés sur une bande qui se déploie en 3D, avec des couleurs, voire des sons et des images. Tout ça dans ma tête. #Rainman

10- Sans surprise, je lis comme une goinfre depuis que ma grand mère m’a appris à lire à
l’âge de 4 ans dans la traditionnelle méthode Boscher. Même si en ce moment, j’ai ralenti ma cadence.Résultat de recherche d'images pour "méthode boscher"

11- Je ne fais jamais de sport, mais quand j’en fais, j’aime la course, le ski et l’escalade. Et me baigner dans la mer, surtout quand il y a de grosses vagues !

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Mulan de Walt Disney, à qui je m’identifie sur pas mal de points…

Bien on passe maintenant aux questions que me pose Maman BCBG (pfiouh, comme une légère impression de faire un triathlon là !)

1- Si tu étais obligé de te faire un (nouveau) tatouage, que représenterait-il, et où le ferais tu? 

Déjà j’aime cette question, car je sais que je ne sauterais le pas du tatouage pour rien au monde, donc je peux laisser libre cours à mon imagination. Et après moult cogitations, je crois que je me ferais faire un soleil et une lune « emboîtés » dans le haut du dos, un motif qu’on retrouve beaucoup dans l’artisanat mexicain.

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2- Si tu pouvais choisir un super pouvoir, ce serait?

Sans hésitation cette fois : le pouvoir d’étirer le temps (qu’une minute puisse durer une heure par exemple, surtout les matins de semaine) et de voyager dans le temps (et merci, ça vient de me donner une idée de question pour la suite).

3- Qu’est ce qui te fait fuir sur un blog?

Eh bien comme dirait Monsieur de la Palisse : les billets inintéressants.

4- Ton plus gros défaut?

Je l’ai déjà dit, non ? La procrastination… et un côté pas très fiable du coup (le truc qui tue un entretien d’embauche haha, heureusement que je suis fonctionnaire).

5- Ta plus grande qualité?

Bon, c’est fini ces questions de DRH ? 😉 Allez, on va dire une capacité à s’adapter à toutes les situations, avec humour si possible.

6- Si tu étais un animal, lequel serait-ce? Pourquoi?

Sans trop d’hésitation : un dauphin. Un truc qui a un lien avec mon prénom (non, je ne m’appelle pas Flipper). Ils sont intelligents, empathiques, affectueux, amphibies… Des qualités qui me touchent.

7- le truc le plus bizarre que tu aies mangé? 

Un escargot « cuisiné » par une copine quand j’avais 10 ans.

8- La plus grosse bêtise que tu aies faite petit?

J’avoue que j’ai beau me creuser la tête, je ne me rappelle pas d’une belle grosse bêtise dont on se souvient avec une indulgence amusée. Je me rappelle simplement avoir fait bien peur à ma mère en la distançant à pied dans la rue avec ma meilleure amie quand j’avais 7-8 ans. Elle m’avait tout simplement retrouvée devant le portail de la maison mais ça n’avait pas suffi à calmer sa colère 😦

9- Si tu étais président, quelle serait ta première mesure, celle dont l’histoire se souviendrait? 

Je ne vais être ni originale, ni la première à formuler ça : réformer l’école… #mortpolitique

10- Montagne ou mer? 

Les deux mon général. J’aime autant l’une que l’autre.

11-Ton épisode de Star Wars préféré?

Je passe ! Je ne les ai pas tous vus, et ceux que j’ai vus, ben je m’en rappelle plus.

Et maintenant, troisième partie du triathlon, voici les questions que j’aimerais poser aux personnes que je vais taguer à tous ceux que ça amuse de répondre.

1- Si tu pouvais voyager dans le temps, à quelle époque remonterais-tu ?

2- Cite-moi une ou plusieurs de tes activités préférées, celles qui te ressourcent le plus.

3- Pour toi, bloguer c’est…

4- Qui vas-tu voter aux présidentielles Vas-tu voter aux présidentielles ? (Je sais, on avait dit pas de politique haha)

5- Quel(s) genre(s) littéraire(s) préfères-tu ?

6- Quels sont tes trois livres préférés ?

7- Serais-tu capable de sauter à l’élastique un jour (ou en parachute) ?

8- Quelle est ta définition du bonheur ? (Vous avez deux heures)

9- Le pays que tu rêves de découvrir ? Pourquoi ? (Partir un jouuuur…)

10- Quel problème aimerais-tu résoudre dans le monde ? (Mon côté miss France)

11- Une habitude ou un goût inavouable ? (Celle-là c’est cadeau)

Voilà, maintenant c’est à vous ! Je suis censée nominer 11 blogs pour répondre à ces 11 fabuleuses questions, mais le problème c’est que ce tag ayant déjà bien tourné, beaucoup des blogs que je connais y ont donc déjà répondu… Je tague donc mes copines Lili et Rosa (c’est ça l’amitié) mais aussi Depuis l’écritoire pour l’inciter à réveiller son blog. Florence et Pauline aussi, si ça vous dit. Sentez-vous libres les filles ! Et quiconque passe par là et a envie d’y répondre, je peux le taguer sur demande…

Et voici la réponse de Rosa.

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PS : je rappelle les règles du Liebster Award en copiant-collant le texte de Maman BCBG (flemme) : Mentionner le blog qui vous a nominé, citer onze caractéristiques vous concernant. Répondre à mes petites questions. Nominer à leur tour onze blogs de moins de 200 abonnés, sans oublier d’insérer leur lien & de les informer de cette nomination. Ne pas oublier de prévenir le blog qui vous a nominé que votre billet est en ligne ! Et…faire la liste des 11 questions que vous posez aux  blogs que vous choisissez de nominer (ça fait beaucoup de fois le mot « nominé » non?)

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Tag : Je lis donc je suis

delaunay

Aujourd’hui, c’est vendredi 13. Et à part ça, afin d’ajouter un petit grain de fantaisie à cette journée d’hiver, je réponds à ce tag que j’ai trouvé chez de nombreux blogueurs (ici, ici et ici par exemple) et que je trouve très poétique, amusant, décalé… Il s’agit de répondre aux questions par des titres de livres lus durant l’année écoulée.

Esquisse d’un portrait de lectrice de bric et de broc…

Comment te sens-tu ? : Un oiseau blanc dans le blizzard
Décris où tu vis actuellement : Pavillon de femmes
Si tu pouvais aller où tu veux où irais-tu ? : Sur la plage de Chesil
Ton moyen de transport préféré : Station Eleven
Ton (ta) meilleure ami(e) est : L‘amie prodigieuse
Toi et tes amis, vous êtes : Les éclaireurs
Comment est le temps ? : D’amour et d’ombres
Quel est ton moment préféré de la journée ? : Une part de ciel
Qu’est la vie pour toi ? : Une vie (ou Les années !)
Ta peur ? : Pandemia
Quel conseil as-tu à donner ? : Love, etc
La pensée du jour : Repose-toi sur moi (bientôt chroniqué !)
Comment aimerais-tu mourir ? : Un été autour du cou
Les conditions actuelles de ton âme : Trop de bonheur

Ze bilan lectures 2016 d’Ellettres

Tout d’abord je vous souhaite une bonne année 2017, remplie d’amour, d’enthousiasme et de paix. Et que vos lectures vous transportent !

#lemoyendetransportlepluséconomiqueetleplusécologiquedumonde

Pour une fois j’ai voulu formaliser une année de lectures (même si certaines n’ont pas eu de destin bloguesque). Grâce au blog, j’ai une vision panoramique de ce que représente une année de lectures et je me souviens bien mieux de chacune d’elles. Alors que si l’on fait confiance uniquement à sa mémoire… ne surnagent bien souvent que les authentiques coups de cœur ou les pathétiques flops. Relire les billets de l’année permet ainsi de réveiller des souvenirs et de comparer les impressions du moment à ce qui en reste quelques semaines ou mois plus tard. Comme le vin, il y a des lectures qui vieillissent bien et d’autres qui s’affadissent !

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Côté coups de cœur, la palme revient à Station Eleven de Emily St John Mandel, récit d’une apocalypse à la fois terriblement réaliste et merveilleusement poétique, une pépite de la rentrée littéraire. Dans le trio de tête viennent ensuite deux auteurs dont les univers, très différents, m’habitent à intervalles réguliers : les psychodrames oniriques, échevelés et machiavéliques de Sébastien Japrisot, au charme envoûtant, très sixties ; et le néo-néo-réalisme italien d’Elena Ferrante, dont on ne présente plus la célébrissime tétralogie. Un joli panel, constitué uniquement d’auteurs découverts cette année  (je triche un peu car Japrisot, je l’ai lu en décembre 2015, mais bon…)

Côté bonnes découvertes, je retiens pêle-mêle Claudie Gallay (faussement naïf), Pearl Buck (belle entrée dans l’intimité d’une grande famille chinoise des années 30), Marlen Haushofer (profond), Laura Kasischke  (étouffant et fascinant), Thomas B. Reverdy (une lecture poétique mais un peu estompée), Jeffrey Eugenides (picaresque parfois un peu lassant), Tonino Benacquista (futé), Catherine Cusset (le journal de Bridget Jones à l’université), Dennis Lehane (des thrillers à l’os), Arnaldur Idridason (la froidure d’une île), Julian Barnes (déconcertant comme un Anglais), Alice Munro (des nouvelles à percer comme des huîtres pour qu’elles délivrent leurs perles), Joyce Carol Oates (prenant).

Les flops, je ne les ai pas tous chroniqués. Il le faudrait pourtant, pour être honnête, mais pour moi cela signifie double peine : m’infliger une mauvaise lecture et en plus devoir en parler ! En tout cas, je le redis ici, ces appréciations négatives me concernent et ne prétendent pas à l’universalité ! Puisque j’ai adoré Shutter Island (bientôt en ligne), je peux me permettre de dire que j’ai détesté Mystic River de Dennis Lehane : caricatural, traînassant, lourd quoi (selon moi). Flop aussi, alors que j’aime beaucoup l’écrivain (cela arrive au meilleur) : Quand nous étions orphelins de Kazuo Ishiguro. Flop, La maison Zeidawi d’Olga Lossky (alors que La Révolution des cierges m’avait beaucoup plu). Déception, Amours de Léonor de Récondo (mais je ne renonce pas à lire un jour son roman sur Michel-Ange). Et même si ce n’est pas un flop, je n’ai pas ressenti le coup de foudre que beaucoup ont eu à la lecture de Confiteor de Jaume Cabré : je me suis ennuyée à intervalles réguliers (mais il y a eu des moments de grâce entre ces intervalles et je salue l’ampleur du projet littéraire de l’auteur).

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Côté classiques (XIXe), je n’ai fait qu’entamer sans jamais finir : ni Stendhal (La Chartreuse de Parme), ni Tolstoi (mais j’ai une circonstance atténuante car je m’attaquais à Guerre et Paix), ni même Flaubert dont j’ai particulièrement goûté la relecture – incomplète donc – de Madame Bovary pendant l’été. Maupassant est le seul que j’ai réussi à lire en entier, peut-être en raison de la relative minceur de son roman (Une vie). Je suis un peu perplexe : que penser de mon manque de persévérance avec les classiques ? Est-ce lié à moi, la période que je traverse, un quotidien très axé sur mes deux enfants tout-petits qui me ponctionne mon temps et me laisse très peu de longues plages de lecture ? Ou l’appel de la nouveauté qui me fait remettre les classiques à plus tard ? Ou ma faible tolérance aux longs développements, à une écriture exigeante ? Sont-ce les réseaux sociaux et leur phénomène d’immédiateté qui gangrènent toute lecture un peu ardue ? J’ai pourtant lu de bout en bout Les Années de Virginia Woolf, qui n’est pas connue pour la facilité de son écriture ! Alors il y a certainement un peu de tout ça à la fois. Je suis pourtant bien convaincue d’achever Madame Bovary, d’autant que j’en suis rendue au moment où Emma retrouve Léon à Rouen, soit le dernier acte de sa vie tourmentée, son ultime tentative pour échapper à un destin tout tracé – et puis Flaubert écrit vraiment comme un roi, je me roule avec plaisir et lenteur dans ses phrases construites avec soin, polies par le génie et l’acharnement du grand écrivain normand. Je suis moins sûre de réussir à finir La Chartreuse de Parme, car je me perds dans ce récit foisonnant, qui me fait vraiment penser aux romans de chevalerie du Moyen-Âge. Mais comme j’en suis rendue au moment où Fabrice est « embastillé » et va vraiment connaître l’amour, peut-être pourrais-je y revenir… Quant à Guerre et Paix, je le continuerai certainement, mais ce n’est pas dans mes projets immédiats.

Enfin, certains auteurs que j’avais le plus appréciés en 2014 et 2015 (ou avant) m’ont à nouveau comblée en 2016 : Antoine Bello (en même temps il y a le phénomène trilogie…), Virginia Woolf (et ce n’est pas fini !), Ian McEwan (même si je fais une pause), Irène Nemirovsky (toujours brillante)…

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Côté envies, il y en a… plein ! En écho à Virginia Woolf, j’aimerais revenir à Vita Sackville-West (Toute passion abolie est ma cible) ; les classiques patientant sur mes rayons me lancent de discrètes lueurs pleines de promesses (Proust surtout, mais aussi Zola) ; les auteurs latinos – notamment Carlos Fuentes – entonnent des appels terriblement tentateurs ; l’actualité aussi (Gaël Faye, Emma Cline, Tonino Benacquista, Antoine Bello, Elena Ferrante) ; grâce au mois belge, j’ai des découvertes à faire (Marie Gevers, Jacqueline Harpman) ; les romancières américaines sont aussi de la partie (découvrir Joyce Maynard, enfin) ; les auteurs anglais se bousculent pour le mois de juin (Jane Austen, Emily Brontë, Thomas Hardy, E.M. Forster, Elizabeth von Arnim) ; j’ai des séries à continuer ou finir (les Producteurs de Bello et Le nouveau nom d’Elena Ferrante) ; je souhaite aussi lire davantage d’essais ; je veux retrouver mon cher André Dhôtel que j’ai un peu délaissé depuis deux-trois ans (et que je trouve rarement dans les bibliothèques et librairies malheureusement) ; je veux découvrir les nouvelles de Paul Morand (depuis les émissions de la « Compagnie des auteurs ») ; et enfin j’ai une PAL à faire réduire, comme toute bonne blogueuse littéraire de ce nom (pêle-mêle : Isabelle Hausser, Sorj Chalandon, Pierre Assouline, Amitav Ghosh, Aragon, Dos Passos…). Cela m’occuperait une bonne partie de l’année, si des envies du moment ne venaient pas torpiller mes projets de lecture !

Pour finir ce tour d’horizon, les challenges. Force est de constater que je ne me suis tenue qu’imparfaitement aux deux grands challenges que je m’étais imposés : le challenge Myself (un livre et demi lus, alors que je m’étais fixée une PAL de classiques de folie !) et le plan Orsec-PAL (il y a eu un creux en été). Bref. Hormis les mois thématiques et le blogoclub (dont le rythme ponctuel me convient), j’ai eu l’envie, cette année, de (roulements de tambour) vous proposer un nouveau challenge ! Vous en saurez plus dans quelques jours !! Stay tuned !!!

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Guten… TAG !

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(c) Francine Van Hove

Depuis que j’ai pondu mon texte sur la métaphysique du blog (voir ici), j’ai l’impression d’avoir rencontré un certain écho parmi certaines d’entre vous, qui ont dès lors entamé la conversation avec moi (merci aux nouvelles venues pour leurs gentils messages !). Tout cela a favorisé mon intégration plus poussée dans la fabuleuse contrée de « Blogo-land ». Et c’est ainsi que je me retrouve à répondre à mon premier tag… (larmes de bonheur). Ah ! le tag, encore un mot et une pratique qu’il faudrait définir (dans le contexte précis des blogs s’entend) : se dit de ces questionnaires curieux cherchant à découvrir la personne derrière le blog, et que s’adressent les blogueuses entre elles pour créer du… lien dans tous les sens du terme 😉

Merci donc, à Zarline de m’avoir taguée.

Que penses-tu des adaptations cinéma ? 

A vrai dire, pas grand chose, car c’est rare que je voie l’adaptation au cinéma d’un livre lu, et le contraire est vrai aussi (l’adaptation au cinéma me donne rarement l’envie de me plonger dans le livre).

Quel marque-page utilises-tu ? 

Je perds tout le temps mes marque-page « faits exprès pour ça » donc j’utilise tout ce qui me passe par la main : tickets de métro, cartes postales, kleenex (propres !), élastiques à cheveux, et parfois… je corne les pages (aïe) ou je laisse le livre ouvert sur la tranche (aïe aïe aïe !) quand je n’utilise tout bonnement pas ma mémoire.

Quel est ton coup de cœur 2015 ? 

 Sans hésiter, La cigale du huitième jour de Mitsuyo Kakuta.

Comment classes-tu tes livres ? 

J’ai mis du temps à trouver ma méthode. Depuis peu, je classe par maisons d’édition (plus esthétique), couleurs et tailles (l’esthétique, toujours, mon cher et tendre insistant là-dessus pour l’harmonie du salon !). Mais à l’intérieur de ces catégories, j’essaie de respecter l’ordre alphabétique… Et de façon générale, je mets mes préférés ou les plus jolis en bonne place.

Quels sont tes blogs de lecture préférés ? 

Ouh c’est le moment de fourbir mes talents de diplomate ! Je me lance : dans la masse des blogs que j’aime, je vais plus systématiquement visiter ceux de – honneur à L’homme du groupe – Cléanthe, Galéa, Lili, Florence et Mior. Mais j’en aime beaucoup d’autres !

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(c) Francine Van Hove

Des petites habitudes inavouables quand tu lis ? 

Eh bien… Corner les pages des livres… Manger en même temps ce qui a pour
conséquence de tâcher les pages ou laisser des miettes dans la rainure… (Conclusion : ne me prêtez jamais de livres).

Un auteur contemporain que tu aimerais rencontrer et pourquoi ? 
Franchement, la perspective de rencontrer un auteur ne m’a jamais attirée. Je ne saurais pas quoi lui dire ou j’aurais peur de le vexer avec mon interprétation de son oeuvre. Mais si j’avais vécu au début du XXe siècle, je ne dis pas que je n’aurais pas aimé croiser Proust ou Apollinaire dans quelque salon littéraire. Et si j’avais un(e) ami(e) écrivain(e), je me sentirais suffisamment en confiance pour lui poser plein de questions indiscrètes sur son art !
Où achètes-tu tes livres (neufs et occasion) ? 
Les livres neufs je les achète soit chez mon libraire indépendant soit dans les grandes enseignes type Fnac. Les livres d’occasion je les trouve chez un antiquaire à côté de chez moi dont le nom seul me met en joie : le « facteur Cheval », ou dans les vide-grenier. Quand j’ai vraiment besoin d’un livre spécifique et qu’il est introuvable, ou trop cher à l’état neuf, j’utilise le grand méchant Amazon.
En ce moment, quel genre de littérature lis-tu le plus ? 
Les romans contemporains indubitablement, et de tous horizons. Mais depuis peu, j’opère un retour vers les écrivains du XIXe… Stendhal est sur ma table de chevet en ce moment-même et Proust va bientôt connaître le même sort.
Un livre à la fois ou plusieurs ? 
Ça c’est encore un de mes péchés mignons : je lis souvent deux (voire trois !) livres en même temps… Un sérieux, un divertissant, un classique, un policier…
Quelle est ta lecture en cours ? 
Eh bien La Chartreuse de Parme côtoie Étranges rivages d’Arnaldur Indridason et Les éclaireurs d’Antoine Bello (ce dernier, je n’ai pas pu résister à la tentation de l’ouvrir aussitôt que j’ai réussi à mettre la main dessus !)
Sur quel site communautaire en rapport avec la lecture aimes-tu aller ? 
Aucun, sauf si on compte les groupes Facebook consacrés à la lecture.
Livre papier ou numérique ? 
Papivore je suis, et je compte bien le rester indéfiniment. C’est mon côté conservateur. Par curiosité j’ai regardé ce que ça donnait, la lecture sur liseuse, et ça ne me convient pas du tout : peu de phrases tiennent sur un écran de liseuse, alors qu’un livre papier, même un poche, nous en offre toujours deux en face à face. Et j’ai besoin de sentir le poids du livre dans ma main, constater ma progression, sauter des pages, revenir en arrière, et surtout, toucher le grain du papier et sentir son odeur. Une affaire de sens !
Quel est ton endroit préféré pour lire ? 
Mon lit, un bon fauteuil ou allongée sur le gazon sous un arbre.
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(c) Francine Van Hove
Et comme le tagué devient tagueur, j’invite donc Rosa à répondre à ce petit questionnaire 😉 (Allez la découvrir, j’aime beaucoup son univers littéraire).

Ce que bloguer veut dire

Sous ce titre un peu pompeux, j’ai eu envie de faire le point sur deux ans et demi de blog, ponctués de silences plus ou moins longs.

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(c) boulevardmacaron.canalblog.com

Bloguer a d’abord signifié pour moi jeter à la face du monde les sentiments provoqués par la lecture de certains livres. C’était comme le prolongement d’un journal que je n’ai jamais réussi à tenir de façon régulière, pimenté par la satisfaction d’être lue d’autres lecteurs. Satisfaction vite déçue quand j’ai constaté le peu de commentaires que je recevais. Ce que je n’avais pas compris, c’est que pour être lue, il faut partager, c’est-à-dire très simplement : se rendre sur d’autres blogs avec lesquels on se sent des affinités et commenter leurs billets de façon constructive et ouverte, car les plus grands commentateurs sont eux aussi des blogueurs. De là se déploie toute une gamme de partages subsidiaires qui se sont dévoilés petit à petit à la blogueuse néophyte et éblouie que j’étais : participer à des challenges*, des « mois »*, des « LC »*, court-circuiter le temps long du blog par l’instantané des réseaux sociaux (essentiellement Facebook pour ma part, et encore – je n’ai jamais réussi à accrocher avec Twitter que j’ai d’ailleurs peu à peu abandonné – quant à Instagram je l’utilise de manière essentiellement privée) (Pssst ! Si vous voulez « liker » ma page Facebook c’est là !!).

Je ne peux pas dire que je me sente faire partie d’une « communauté » quelconque, pas de manière active en tout cas, ni de manière très personnelle. Je n’ai rencontré aucune blogueuse IRL (le masculin n’étant pas dominant dans la blogosphère littéraire) ni participé à des rencontres dédiées. Je n’ai jamais participé à des « swap »*. Ma seule participation aux matchs de PriceMinister s’est soldée par un échec et je n’ai pas (encore) tenté de gagner des livres gratuitement auprès des maisons d’édition (les SP*, ces attrape-polémiques, ont été une totale découverte pour moi et je suis toujours vaguement respectueuse de ceux qui en reçoivent même si je m’en passe fort bien). J’échange très rarement de manière privée avec des blogueuses. J’ai quand même rencontré des blogs passionnants et passionnés que j’imagine être à l’image de leurs propriétaires, que je lis très régulièrement, avec qui j’échange des commentaires sur nos blogs respectifs ou sur Facebook. Avec eux je me sens la liberté d’être une lectrice vorace, à l’affût des perles, et ne dédaignant pas discuter le mérite de tel ou tel auteur ou porter au nues le(s) livre(s) fétiche(s). Voici le principal apport du « blogging » dans ma vie : parler librement de livres, ce qui n’est finalement pas toujours simple en société. J’ai toujours la sensation d’apparaître comme la fille un peu guindée quand je me mets à évoquer les livres que j’aime, et que je reçois pour tout retour un sourire ou un « mmh » poli. Sur les blogs, point de complexes : on est là pour ça !

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La lecture, une activité essentiellement solitaire et génératrice de positions farfelues. (c) Alfred Eisenstaedt pour Life, 1953.

Qui dit blog littéraire, dit d’abord découverte d’un jargon propre, souvent composé d’acronymes : pour cela je vous renvoie à mon petit dico pour non-initiés à la fin de ce billet ! On découvre que toute blogueuse digne de ce nom possède une PAL* longue comme les deux bras (voire les deux jambes) qui la fait à la fois souffrir et saliver d’anticipation, que la participation à un challenge (encore mieux : l’organisation d’un challenge) est le gage de rencontrer plus de lecteurs autour d’une passion commune (et parfois il faut le dire : « rentrer du lien » et accroître ses statistiques !) et qu’à force de parler de livres, on parle aussi forcément un peu de soi.

Au fur et à mesure de mon immersion, et tandis que de nouveaux blogs intégraient sans cesse la liste de mes favoris, la blogosphère (littéraire, mais pas que) m’est apparue comme une cour de récré colorée, avec ses personnalités populaires, ses discrets, ses fidèles, ceux qui font l’école buissonnière (= font des pauses), ceux qui sont toujours en tête des classements, et puis ses rebelles qui vont à rebours du vent dominant 😉 … Ou pour faire plus savant, c’est un champ social selon la définition bourdieusienne, avec ses pôles dominants, ses électrons libres, etc… Mais évidemment chaque blog est unique, et ne se réduit pas à mes petites catégories !

La question que je me suis posée dernièrement (et qui est à l’origine de cette longue logorrhée) est celle-ci : qu’est-ce que le fait de bloguer et de lire des blogs a changé dans mes habitudes de lecture elles-mêmes ?

L’influence la plus évidente pour moi est la découverte de nouveaux auteurs, et avec elle, la littérature m’apparaît de jour en jour comme un vaste champ des possibles aux frontières presque illimitées (ma LAL* atteint désormais la taille respectable de trois pages Word).

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Le lecteur face au champ infini de la littérature. (c) plkdenoetique.com

C’est grâce aux blogs que j’ai découvert Niccolo Ammaniti, Antoine Bello, Jaume Cabré, Jeffrey Eugenides, Susan Fletcher, Marlen Haushofer, Laura Kasischke, Ian McEwan, Marisha Pessl, Léonor de Recondo, Thomas Reverdy, Natasha Solomons et j’en passe… Quand j’étais enfant et ado, je lisais ce que je trouvais dans les bibliothèques à ma disposition, soit beaucoup de « bibliothèque rose » puis « verte », d’école des loisirs et de classiques. Quand je suis devenue adulte, j’avais quelques auteurs fétiches, notamment Robert Merle et des auteurs latino-américains (dus à mon exil mexicain). Je lisais très peu d’auteurs contemporains, à part Amélie Nothomb et quelques autres, d’une part par manque de moyens, mais aussi et surtout par instinctive méfiance (peur d’être déçue ? peur de la nouveauté ?). Je crois que la polémique sur le plagiat qui avait éclaté à l’époque entre Marie Darrieussecq et Camille Laurens m’avait complètement refroidie par rapport à la fiabilité de la littérature contemporaine (française à tout le moins) et m’avait vaccinée contre l’autofiction (j’en subis encore les effets 😉 ). Cela a bien-sûr changé, surtout depuis que des blogs ont su instiller en moi l’attrait tentateur de la nouveauté (au détriment, du coup, des classiques) mais aussi me faire découvrir d’authentiques coups de cœur. De manière générale, j’ai remarqué que je lis aussi plus d’auteurs féminins qu’auparavant (j’étais restée cantonnée à quelques incontournables). Bref, j’ai révisé un certain nombre de mes préjugés contre les auteurs contemporains. A côté de ça, la fiction a pris une grande place dans mes lectures, au détriment des essais, de la non-fiction en général, même si je lis toujours beaucoup de bouquins d’histoire pour mon travail (et mon plaisir bien-sûr). Je lis aussi moins de poésie. En fait, mes habitudes de lecture sont devenues un petit peu moins insouciantes, et tout ça c’est un peu la faute des…

… CHALLENGES ! dont l’effet le plus certain est d’entraîner une certaine « boulimie » de lectures. Il m’est arrivé de lire des livres « par obligation » (un peu comme les livres qui étaient au programme des cours de français au collège et au lycée) dont certains m’ont plu d’ailleurs, mais au détriment d’une certaine liberté, d’une certaine flânerie chère aux amoureux de la littérature. Il faut reconnaître qu’il y a une certaine gratification à faire des listes, compter le nombre de livres « tenus » sur ceux qui étaient prévus, évaluer ses performances… D’autre part les challenges installent une sorte de discipline utile quand on veut s’attaquer à des œuvres exigeantes, ou, en nous focalisant sur un thème précis, permettent de creuser un peu un sujet. Et j’aime tellement voir ce que les autres ont lu ! Surtout quand ils ont lu les mêmes livres/auteurs que moi. En fait, tout dépend de l’esprit du challenge et de la personnalité de l’organisateur : la convivialité, l’esprit bon enfant et l’émulation font le succès de certains challenges. J’ai un petit faible pour les « mois » consacrés à la littérature d’un pays. Mais je me lasse parfois d’un certain esprit scolaire et compétitif qui guette l’amateur de challenge.

J’ai aussi réalisé que les livres n’étaient pas une manne spirituelle tombée du ciel (ou pas que), mais qu’ils supposaient toute une « infrastructure » : auteur suant sur son papier ou devant son écran, maison d’édition peaufinant ses choix éditoriaux et ses stratégies promotionnelles, librairies de toutes tailles, événementiel, jurys de prix littéraire, communication dans les médias (dont les blogs font partie !), etc. Je ne lis plus de façon aussi innocente qu’avant, même si je suis assez loin de distinguer entre elles toutes les maisons d’édition, même si les rencontres avec des écrivains en chair et en os ne m’intéressent guère, même si de toutes façons les stratégies promotionnelles à coup de gros panneaux dans le métro me font plutôt fuir qu’autre chose. Je butine beaucoup et mes choix de lecture obéissent à des facteurs aussi divers que variés, de la beauté d’une couverture à la voix tentatrice d’un billet de blog, en passant par une réminiscence de jeunesse, une « obligation » ressentie envers certains classiques, ou la trouvaille de livres abandonnés dans la rue (ils me font tellement pitié, j’ai tellement l’impression qu’ils me crient « adopte-moi ! » que je les embarque presque systématiquement…). Bref, je ne suis pas encore une grande consommatrice de nouveautés de la rentrée littéraire en cours (plutôt de celles d’il y a trois, quatre ou dix ans) mais je travaille mon pedigree de lectrice dans le vent.

En revanche, il y a une activité qui m’attire de plus en plus, et que j’ai découvert grâce à certains blogs : participer à un juré d’un prix de lecteurs ! Non pas forcément pour recevoir des livres gratuitement (même si j’imagine que ça doit être fort gratifiant) mais pour le plaisir d’échanger avec d’autres lecteurs sur des livres lus en commun, le plaisir de n’être pas forcément d’accord ou d’avoir les mêmes coups de cœur, le plaisir de classer ses lectures, le plaisir de croiser les doigts pour la victoire d’un chouchou…

Et tant qu’à parler de livres, j’aimerais aborder cet aspect dont on ne parle pas beaucoup : les blogs sont aussi des productions littéraires, et le plaisir ressenti à l’écriture d’un billet en est une démonstration. Oh d’accord, il y a à boire et à manger dans la blogo, et il n’est pas question de mettre sur le même pied la grande littérature (mettez ce que vous voulez derrière ce terme) et les productions démocratisées et multipliées à l’extrême par la toile. D’accord on ne s’attend pas à une reconnaissance publique de notre « oeuvre », même quand on passe du temps sur l’écriture de chaque billet et quand bien même certains blogs attirent des milliers de lecteurs. N’empêche que, sans me prendre pour la nouvelle Françoise Giroud, bloguer me permet d’apprendre à ramasser mon propos, de façon à le rendre piquant, si possible intéressant. Question style, j’hésite toujours entre la familiarité et un langage plus châtié, mais la donnée qui change par rapport à d’autres productions écrites, c’est évidemment la possibilité d’entrer en contact direct avec mes lecteurs… D’où la fringale de commentaires, et la joie – disproportionnée ? – quand ceux-ci arrivent ! (Comment, moi, mendier des commentaires ?? Noooooon !)

* Petit lexique du blogueur littéraire

  • Challenge : comme son nom l’indique, il s’agit de se fixer un défi, le plus souvent dans un cadre communautaire. L’organisateur du challenge fixe une ou plusieurs règles de participation en termes de quantité, de durée, de genres, et surtout il fixe une ligne directrice. Elle peut tourner autour d’un genre particulier (ex. le polar), d’un pays (ex. les auteurs italiens), d’un thème (ex. les arts dans la littérature). Mais cela peut aussi concerner tous les livres qui ont reçu un prix littéraire, les livres de plus de 1000 pages, les livres adaptés au cinéma, les livres tirés de sa PAL… L’imagination est sans limite ! Il y a aussi des challenges plus subjectifs : le challenge myself de Romanza dont on choisit soi-même la ligne directrice, le « non-challenge » des pépites de l’année de Galéa… Certains organisateurs fixent des conditions drastiques, d’autres sont beaucoup plus cools (ce sont ceux que je préfère – même si l’idée d’un « classement » des meilleurs participants titille toujours ma fibre de bonne élève – j’ai l’impression que la tendance générale va vers le « moins de règles possibles »)
  • LAL : pour « livres à lire ». C’est la liste de tous les rêves et de tous les possibles : « un jour je lirai tel et tel et tel livre… ». Par principe, une LAL tend plus vers l’infini que vers zéro, car pour un livre qui sort de la LAL, trois autres y entrent !
  • LC : acronyme de « lecture commune ». Quand deux ou trois blogueurs (ou plus !) lisent le même livre et publient le billet qui lui est consacré le même jour. Très sympathique pour renforcer des liens personnels et constater combien un même livre peut être envisagé différemment selon les sensibilités. Le blogoclub étend ce principe et fixe un rdv autour d’un auteur ou d’un titre particulier tous les trois mois (1er mars, 1er juin, 1er septembre…).
  • Mois thématiques : généralement consacrés à un pays (le plus connu – et couru ! – étant le mois anglais en juin, mais il y a aussi le mois américain en septembre, le mois québécois quelque part en automne, le mois écossais en décembre, le mois belge en avril, le mois italien je ne sais plus quand…). Peuvent se considérer comme une sous-catégorie des challenges. J’aime beaucoup ce format ramassé et dennnssse ! A l’intérieur des « mois », des dates spéciales sont souvent retenues pour des LC* (que je rate systématiquement).
  • PAL : pour « pile à lire » (pile… de livres bien entendu). Se dit de ces livres que l’on possède dans sa bibliothèque et que l’on n’a toujours pas lus. La PAL a tendance à enfler proportionnellement au temps passé à lire des blogs littéraires.
  • SP : Attention terrain miné ! SP pour les fameux et obscurs Services Presse 😉 . Se dit des livres adressés gratuitement par des maisons d’édition à des blogueurs, pour qu’ils les lisent et en parlent sur leurs blogs. La polémique porte notamment sur le degré d’honnêteté des blogueurs recevant des SP, accusés d’être « achetés » par les maisons d’édition. George fait le point sur cette polémique ici.
  • SWAP : Je ne connais même pas la signification de l’acronyme, si quelqu’un peut me renseigner ! Se dit de ces petits échanges de cadeaux par la poste entre blogueuses où chacune envoie et reçoit généralement des friandises, des marque pages, des sachets de thé, des cartes postales… et des livres bien-sûr ! Doux plaisirs légèrement régressifs 😉
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Qui a dit que les blogueuses littéraires étaient moins sexy que les blogueuses mode ?! (c) Eve Arnold, 1955