Mitsuyo Kakuta, La cigale du huitième jour

cigaleEt voilà, ça arrive sans prévenir. Le coup de cœur, le coup de foudre de l’été. Mon libraire peut se vanter de m’avoir transformée en Madeleine avec ce bouquin qu’il m’a conseillé (le brave homme).

(Non, pas une madeleine comme ça : … Je sais que Galéa repopularise Proust, mais quand même. Non, une Madeleine qui pleure).

Kiwako est une jeune femme de 30 ans qui vit à Tokyo, au milieu des années 80. Sans préméditation, elle vole le bébé d’un couple qu’elle semble connaître. S’ensuit une cavale pour échapper aux radars. Elle trouve refuge successivement chez une amie, chez une vieille dame revêche, puis dans une communauté bizarre, puis sur l’île Shodo… La petite Kaoru grandit comme sa fille.

Je n’en dis pas plus pour préserver l’atmosphère de suspense qui surplombe ce roman d’une vie en fuite. Avec une grande économie de moyens, qui m’a fait penser aux romans de Kazuo Ishiguro, ce roman m’a poigné le cœur. C’est le roman d’un sentiment maternel immense, submergeant comme l’océan, d’une grande puissance et d’une grande délicatesse.

C’est la première fois que je lis un roman dont le personnage principal est un bébé : Kaoru est très finement observée, dans ses mimiques, ses gestes, ses petites manies. Qu’elle baille, qu’elle pleure sans que Kiwako sache pourquoi, qu’elle ouvre de grands yeux, qu’elle soulève son petit derrière pour faire du quatre pattes, elle a une vraie épaisseur. Elle n’est pas reléguée au rang des artefacts du récit. Je crois que je me suis beaucoup identifiée à la relation mère-bébé du roman.

« Kiwako serra l’enfant sur son cœur. Elle enfouit son visage dans les cheveux vaporeux du bébé en inspirant profondément. C’était doux. C’était chaud. De ce petit corps si souple qu’il en semblait si fragile émanait pourtant une robustesse inébranlable. Si frêle et si fort. Une petite main effleura la joue de Kiwako. Un contact humide et chaud. Kiwako se dit qu’elle ne devait pas le laisser. Moi je ne te laisserai jamais tout seul, comme ça. Je vais te protéger. De tous les ennuis, de toutes les tristesses, de la solitude, de l’inquiétude et de la peur, je te protégerai. » (p.10).

On prend donc fait et cause pour Kiwako alors qu’objectivement, elle est coupable, très coupable. Quel parent pourrait supporter qu’on lui vole son enfant ? Comment souhaiter que les parents naturels (même peu attrayants…) soient privés de leur fille ? Comme problème éthique, ça se pose là.

En parlant d’éthique, tout un pan du roman concerne une sorte de communauté féminine new age qui frise avec la secte. C’est extrêmement bien agencé, plausible, ça donne lieu à des types psychologiques bien particuliers, aborde le thème-clé de l’enfermement et ajoute une touche de mystère. Le huis clos de la communauté reflète la situation de Kiwako et de Kaoru : sans issue.

Car il y a toute une atmosphère de secret, d’expédients pour s’en sortir, de fausses identités, de questionnements angoissants : comment faire pour scolariser Kaoru alors qu’elle n’a pas d’acte de naissance ? comment cacher son identité pour ne pas qu’on la retrouve, jamais ? Et en filigrane : qui sera-t-elle plus tard ? apprendra-t-elle la vérité ?

Ça c’est le lecteur qui se pose la question dans la première partie du roman. Dans la deuxième partie, les zones d’ombres de l’histoire sont révélées – = moment où j’ai lâché les vannes – la sobriété du récit mettant en valeur tout le côté tragique de l’histoire, mais aussi son côté rédempteur. Les conséquences de cette histoire peu banale sur l’identité – fragmentée – de Kaoru/Erina/Rebecca. Son acceptation de ce qui s’est passé, et de la vie qui grandit en elle, promesse d’avenir et d’ancrage. Le pardon, 20 ans après. C’est elle, la cigale du huitième jour.

Et puis il y a toute cette beauté nippone. Les couchers de soleil, les temples, la mer, les montagnes… opposés au désordre urbain. La délicatesse exquise de la politesse à la japonaise. Tout cela sublime la violence des sentiments.

Un beau, un très beau roman (dit-elle, en se mouchant). Dommage que la presse en ait peu parlé. Il paraît qu’il a fait un tabac au Japon.

« A partir d’aujourd’hui, je vais tout te donner. Tout ce que je t’ai volé, je vais te le rendre. La mer et la montagne, les fleurs au printemps et la neige en hiver. Les éléphants gigantesques et le chien qui attend son maître indéfiniment. Les contes qui finissent mal et la musique si belle qui nous arrache des soupirs. Au bas de la côte, on apercevait les lumières de la ville et les phares des voitures qui se croisaient sur la route. N’aie pas peur, Kaoru. Maman est là, tu n’as rien à craindre. Rien qui puisse te faire peur, ai-je murmuré en continuant à avancer, tandis que je commençais à avoir mal aux pieds. » (p. 148)

Tokukiri, Temple de Kameyama

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Murmures à un bébé qui vient de naître

Un grand événement extra-littéraire vient d’arriver chez Ellettres et M. Illettres : la venue au monde d’une mini-Ellettres ! Avec les nuits mouvementées et l’apprentissage du métier de parent, les publications du blog risquent d’en être un peu perturbées même si je ne renonce pas à mes lectures (par exemple pendant une tétée qui dure une heure…).

Je profite de l’occasion pour présenter un petit recueil poétique qui m’a été offert pour la naissance de ma fille : Murmures à un bébé qui vient de naître.

Tout est délicieux dans ce livre petit format : les photos au grain intemporel et aux sujets vibrants de vie… les vers soigneusement choisis illustrant les thèmes qui se succèdent (« deux », « attente », « jaillissement », …) et ces « murmures », douces paroles adressées au bébé par ses parents.

Paroles qui racontent l’histoire des origines, des commencements, de la découverte de l’enfant.

Soudain, ce fut la rencontre.20141018_130124

Rien de ce que nous avions construit

dans nos rêves

n’a égalé cet instant unique

où le bonheur a épousé la douleur,

où ta peau a touché la nôtre.

En une seconde,

tu as tout fait basculer.

Paroles murmurées qui sont comme une source de tendresse à laquelle peut puiser un aussi petit être.

20141018_130041Petit poing farouchement serré.

D’une caresse, je tente de l’apprivoiser.

Tes doigts s’ouvrent et se déploient

comme les plumes légères d’un paon,

presque à regret.

Je niche un doigt

au creux de ta paume,

et ton poing se referme sur lui

avec une vigueur étonnante.

Et moi, géant vaincu,

je ne bouge plus.

Murmures qui se font contemplation, chant d’amour, émotion ineffable.

La confiance absolue

que tu donnes à celui

qui te porte

rend ton petit corps

léger et lourd à la fois.20141018_130208

Il est difficile de rendre compte d’une expérience poétique, surtout quand elle se double de l’expérience d’une naissance, qui reste souvent à peu près incommunicable. De fait, les deux expériences se conjuguent ici : la lecture de ces murmures m’a immédiatement retransportée au cœur du formidable événement vécu il y a peu dans ma chair et mon esprit. Comme si l’auteur de ces petits mots, elle-même mère, avait su capter l’intime résonance du jaillissement de la vie.

Si vous êtes en panne d’idée cadeau à offrir à de jeunes parents déjà envahis par les doudous, pyjamas et autres bodies, ce petit livre est une très belle attention à leur faire.

Murmures à un bébé qui vient de naître, d’Anne-Laure Fournier Le Ray

Philippe Grandsenne, Bébé dis-moi qui tu es

Grâce à la gentillesse d’amis discrets, j’ai trouvé un jour dans notre boîte aux lettres un paquet renfermant un livre (j’aime trop ce genre de surprise !). Un livre montrant en couverture un profil de bébé aux grands yeux ouverts.

Bébé dis moi
N’est-il pas craquant ce petit brun ?

« Bébé dis-moi qui tu es » s’affiche comme le nième bouquin t’expliquant comment élever ton gosse dès le plus jeune âge. Intéressant mais avec un air de « déjà vu » : entre tous les conseils contradictoires qu’on entend sur la façon de s’occuper d’un bébé, d’un professionnel à l’autre, d’une génération à l’autre, entre les grands’ parents qui s’étonnent que les parents d’aujourd’hui soient « collés » à leur nourrisson, les parents qui te rappellent comment ils ont pris soin de toi, les amis qui viennent d’avoir leur deuxième et qui t’évoquent avec commisération les rudes nuits sans sommeil sans lesquelles on ne peut se parer du glorieux titre de « papa » ou « maman » (conquis à la pointe de l’édredon et du biberon !)… On ne s’en sort plus. Et puis les manuels expliquant « comment faire ceci ou cela pour cartonner dans la vie », moi…

Eh bien justement, le sous-titre est là pour rassurer le jeune-parent-en-devenir : « Petit traité d’antipuériculture pour mieux comprendre son nouveau-né ». Et là, les choses prennent un autre tour. Comprendre le nouveau-né ? Ne pas être formaté par des conseils tout faits ? Ça, je veux bien !

Philippe Grandsenne est pédiatre de maternité depuis de nombreuses années. C’est lui qui vient faire la visite obligatoire du nourrisson avant le départ de la maternité, et puis il reçoit en consultation. Il anime les « Rencontres autour du nouveau-né » à la maternité de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris qui répond à un besoin que les jeunes parents actuels ont de prendre confiance en leur nouveau rôle, moins aisé dans une société qui a rompu les attaches traditionnelles comme la famille, la communauté. Lui, comme il dit, à force de côtoyer les bébés il « entend bébé, pense bébé, imagine bébé ».

Le ton général du livre est très rafraîchissant et donne l’impression que l’auteur s’adresse directement au lecteur, par-delà la barrière de son autorité médicale. Ainsi, il assure vouloir parler non pas des bébés en général mais du « nôtre ». Une phrase résume son propos : « Il n’y a pas de règle, pas de loi ; seulement des ‘possibles' », des possibles qu’il se propose de décrire.

Mais s’il n’y a pas de mode d’emploi du bébé, de quoi est-ce qu’il peut bien causer alors ?

Eh bien déjà, il déculpabilise les parents angoissés de ne « pas savoir faire » (alors qu’ils sont – en général – surinformés) : « Ne faites pas ce qui est bien en théorie, faites ce qui est bon pour lui. (…). Sans doute, certaines attitudes, certains gestes sont-ils ‘meilleurs’ que d’autres, mais si vous ne pouvez pas les mettre en pratique, ne pensez pas que vous agissez mal. »

Il décrit surtout les 100 premiers jours de la vie d’un bébé. Selon lui, ces trois mois sont une phase où le bébé est plus un « foetus dehors » qu’un « vrai » bébé.

Durant ces 100 premiers jours, le bébé fait son « adolescence primitive » : il passe du stade de « foetus dehors » à celui de nourrisson. Suivront la « première » adolescence vers 3 ans, passage du stade du nourrisson à celui d’enfant, et « l’Adolescence » bien connue (celle-là on s’en rappelle tous), passage de l’enfance à l’âge adulte. Moi je rajouterais bien à ça la crise du milieu de vie ! Mais je m’éloigne un tantinet du sujet. Comme les adolescents, un nouveau-né va avoir des troubles de l’humeur, des chagrins sans cause apparente, des soucis de peau… que l’auteur détaille (sans forcément que l’enfant doive forcément en passer par chacun d’eux ! Ouf !).

C’est pendant cette « adolescence primitive » que le bébé va apprendre notamment à régler ses nuits… sujet sensible s’il en est ! La grande idée de Grandsenne c’est que le bébé règle ses nuits tout seul et en l’espace de trois mois maxi. Oui, tout seul ! Ce qui veut dire que les parents n’ont pas à le laisser au lit quand il pleure, histoire de « l’éduquer » à « faire ses nuits ». Il dit une chose très importante à mon sens : le pleur d’un petit de moins de trois mois n’est jamais un caprice, il exprime toujours un besoin précis : faim, change, fatigue, besoin de réconfort… C’est un langage que les parents apprennent à décoder (il est très « pierre de rosette » ce pédiatre !). Ce n’est qu’après trois mois que le nourrisson apprend à différer la satisfaction de ses besoins. Conclusion : il faut toujours aller voir un « moins de trois mois » quand il pleure, que ce soit pour le prendre dans les bras ou lui parler. Grandsenne rassure énormément les jeunes mères qui ressentent le besoin de prendre leur nouveau-né dans les bras tout le temps : « Ventre vide, bébé parti, vous êtes vidée, au sens strict comme au sens symbolique. C’est pour cela qu’il vous est indispensable de prendre dans vos bras celui qui n’est plus dans votre ventre. (…) Vous avez autant besoin qu’il soit dans vos bras qu’il a besoin, lui, d’y être. Ne vous forcez jamais à le remettre dans son berceau pour ‘bien faire’. Ni vous ni lui n’en avez envie. » Une mère cane ne laisserait jamais un de ses petits canetons crier sans venir le l’entourer, le secourir. De même, un nouveau-né ne peut pas être laissé seul à pleurer sous prétexte qu’il fait du « caprice », qu’il va rendre ses parents « esclaves ». Un bébé bouleverse forcément, pendant ses trois premiers mois, la vie de ses parents, il ne faut pas se leurrer : il a énormément besoin de se sentir « entouré » dans ce monde aérien et frais dont il n’a pas l’habitude, lui qui a vécu neuf mois dans une chaude petite piscine ! De la même façon, il faut nourrir un bébé de cet âge à la demande et ne pas chercher à lui imposer un rythme extérieur qui ne lui convient pas. Il adoptera de lui-même un rythme car il sait mieux que les autres ce dont il a besoin. Ça nécessite de faire sacrément confiance à son bébé ! En même temps, l’auteur déculpabilise aussi un max dans l’autre sens : ce n’est pas parce qu’on n’a pas pu aller chercher à temps le nouveau-né qui pleurait qu’on doit se flageller en tant que « mauvais parent », bien au contraire.

Pour avoir parlé de ce sujet qui excite les foules avec de nombreux parents, jeunes et moins jeunes, j’ai pu constater un décalage générationnel : les plus anciens d’entre eux ont reçu comme instruction à leur époque qu’il fallait régler « de force » leurs bébés tout de suite, que ce soit au niveau du sommeil ou de la tétée/biberon. Sinon gare à l’enfant gâté, voire délinquant plus tard ! (J’exagère). Les parents de ma génération sont partagés entre deux injonctions : celles de leurs parents/oncles/tantes/grands parents qui sont encore sur la ligne antérieure donc, et celle de la nouvelle philosophie « proximale », de « maternage », découlant des récentes découvertes dans la psychologie infantile et dans le domaine des soins, qui expliquent certains troubles ultérieurs par le manque de prise en considération du bébé tout-petit. Finalement, dans les deux cas, on menace les parents trop ou pas assez proches de leur bébé de favoriser la survenue de traumatismes ! Quoique étant généralement d’accord avec la seconde philosophie, je constate surtout que chacun fait, ou a fait, au mieux, qu’il est légitime d’être fatigué, de détester son bébé quand il pleure non-stop depuis trois heures et que l’on a le droit à l’erreur ou au moins-que-parfait. C’est de toutes façons ce que dit Grandsenne, qui n’a rien d’un grand gourou rigide de la « nouvelle parentalité ». Et moi qui attend mon premier bébé, je ne peux… qu’attendre : qui vivra, verra.

L’auteur insiste vraiment là-dessus : c’est normal de se sentir une mère « nulle », un père incompétent face à son bébé tout neuf et si… étrange ! Mais, « Qui a dit que nos bébés avaient besoin d’autre chose que de notre incompétence parentale, de notre « nullité » ? (…) Pendant les premières semaines, les autres, dont les pédiatres vous fournissent des clés pour comprendre [votre bébé], mais celles-ci peuvent ne pas être adaptées. Seul votre bébé détient les bonnes. Fiez-vous à lui. »

Ça fait du bien de voir un médecin qui relativise les recettes de la toute-puissante médecine et redonne confiance aux parents, premiers concernés par l’enfant. Il redonne aussi toute leur place à l’observation et à l’intuition aimante, qui ne sont pas, tant s’en faut, l’apanage de la médecine.

Le livre évoque beaucoup d’autres choses intéressantes :

– il fait une description minutieuse du bébé à la naissance (fascinant) ;

-il rassure quant aux « normes » (ex. les bébés tiennent assis tous seuls en moyenne à l’âge de 8 mois, mais ce n’est pas une règle : certains le font dès 6 mois, d’autres vers 10 mois… cela ne sert à rien de forcer un bébé à accomplir un « exploit » qu’il acquerra naturellement, encore moins de consulter pour ça) ;

– il consacre tout un chapitre aux pères (pas encore eu de réactions sur le sujet de la part de mon mari vu qu’il ne l’a pas encore lu !) ;

– il parle de l’allaitement (au sein ou au biberon) et des soins, sans donner de recettes toutes faites ;

– il évoque la communication riche et intense qui peut s’établir avec le tout-petit, ce qui est quelque chose de relativement nouveau. Autrefois, jusqu’à peut-être 30 ou 40 ans en arrière, le sens commun voulait qu’un bébé ne pense pas, ne communique pas, soit une page vierge, une non-personne (Enfin Dolto vint…). On pensait même qu’il était aveugle voire sourd jusqu’à l’âge de 2 mois ! Or un bébé exprime déjà des sentiments, reconnaît déjà sa langue « maternelle » la bien nommée (c’est celle qu’il a entendu résonner dans le ventre de sa mère – un foetus montrerait des signes de surprise quand sa mère parle une langue étrangère). Il sait même se déplacer tout seul en rampant !

Avec tout plein d’anecdotes tendres, amusantes, significatives qui illustrent son propos, je suis sortie ravie de cette lecture. Elle m’a donné plein d’énergie pour faire face à l’échéance qui m’attend : l’arrivée d’un petit « Robinson Crusoë » dans moins de deux mois (eh oui !). L’auteur a vraiment le chic pour rendre le bébé très sympathique et l’aventure parentale pleine de défis certes, mais aussi et surtout de joies – ce qui contraste avec certains discours plus ou moins professionnels qui ont le don de me stresser à propos des « choses à faire absolument » sans quoi on est des parents monstrueux.

L’optique de Grandsenne (père lui aussi) est exactement l’inverse : « Il suffit de vouloir bien faire pour devenir sa bonne mère et son bon père. » On peut rester dubitatifs quant à la portée d’une telle affirmation (la bonne volonté est-elle toujours bonne conseillère ?). Je recommande néanmoins cette lecture à tous les parents en devenir car elle donne des louches de confiance !

Si le sujet vous intéresse, je vous conseille de poursuivre avec la lecture du blog de la Poule pondeuse, une mère qui aborde toutes ces thématiques de façon ouverte et décomplexée, notamment ici et ici.

N’hésitez pas à réagir sur le sujet ! Merci ! (Et à « liker » la page Facebook si le blog vous plaît et/ou m’envoyer un mail à ellettres@gmail.com si vous avez des remarques à me faire).